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Plan Chlordécone

En réponse aux fortes préoccupations exprimées par la population concernant les effets de la pollution par la chlordécone en Martinique et en Guadeloupe, le gouvernement français a mis en place d’importants moyens pour répondre à cette situation de pollution.

Le Plan Chlordécone I et II :

Le premier plan d’action national, mis en œuvre entre 2008 et 2010, suivi du deuxième plan d’action, entre 2011 et 2013, ont permis de mobiliser les services de l’Etat ainsi que différents opérateurs autour d’objectifs communs :
-  l’amélioration des connaissances sur la chlordécone, et ses mécanismes de transfert, l’exposition de la population et ses effets sur la santé
-  la protection des populations au travers de plans de contrôle du respect des normes de contamination des denrées alimentaires
-  la sensibilisation de la population
-  le soutien aux agriculteurs impactés
-  le soutien aux aquaculteurs et pêcheurs impactés suite aux interdictions de pêche.

Les bilans interministériels d’activité sont en ligne sur le site du ministère de la santé et des sports ainsi que sur le site du gouvernement.

Le Plan Chlordécone III :

Le troisième plan d’action pour la période 2014-2020, s’inscrit dans la continuité des actions précédentes, en poursuivant les actions engagées pour la protection de la population et l’accompagnement des professionnels impactés par cette pollution. Cependant, ce plan Chlordécone III vise désormais à passer d’une logique de gestion de court terme des effets collatéraux (économiques, sociaux, culturels) de la pollution à une véritable logique de long terme de développement durable des territoires, impliquant de ce fait les préfets à renforcer leur gouvernance locale.

Quatre axe sont ainsi déclinés en 21 actions, avec la volonté d’engager en Martinique tout comme en Guadeloupe, une concertation entre l’État et les acteurs locaux sur la base d’un projet de "charte patrimoniale pour une stratégie territoriale de développement durable de la qualité de vie en Martinique dans le contexte de pollution par le chlordécone".

Pilotage et financement

Le plan chlordécone III, s’agissant de la gouvernance nationale, est piloté conjointement par le ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes et le ministère des Outre-mer.

Les préfets de Guadeloupe et de Martinique coordonnent la définition locale du plan pour leurs départements respectifs. Le préfet de Martinique assure la coordination interrégionale pour la gestion budgétaire du Programme d’interventions territoriales de l’État (PITE).

En ce qui concerne le financement, le plan chlordécone III a été validé pour un montant global de plus de 30 millions d’euros sur le premier triennal (2014-2016). Pour rappel, le premier plan d’action national (2008-2010) avait déployé 33 millions d’euros et le deuxième plan d’action (2011-2013), 31 millions d’euros.